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 Acte 1/scène 3

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The mysterious murderer

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Date d'inscription : 23/02/2009

MessageSujet: Acte 1/scène 3   Dim 13 Sep - 15:27

Je m’assis dans mon lit et étirai chacun de mes membres, les faisant craquer les uns après les autres. Mon dernier acte remontait à longtemps et je sentais un certain engourdissement dû aux dernières semaines que je venais de passer parmi une population constituée principalement d’hypocrites, de persécuteurs, de voleurs et quoi encore. L’idée de continuer ma croisade me semblait comme un nouveau souffle après tous ces moments d’une si simpliste atrocité. Je jubilais presque à la pensée de ce moment si libérateur qu’était d’exterminer un autre rat de cette planète. Je me demandais bien si c’était ce même sentiment qui poussait les super héros de mon enfance à arrêter tous les vilains de l’univers. À stopper les actions des voleurs, assassins, escrocs, violeurs et tous ces criminelles au visage marqué par la méchanceté. Je souris. Dans les faits, j’étais aussi un super héro. À la seule différence que mes vilains avaient la face cachée et passaient pour les gentils de l’histoire alors que je passais, moi-même, pour le méchant. Quelle ironie…

Je descendis silencieusement de mon lit en m’étirant de nouveau. Une respiration profonde et régulière provenait de l’autre lit, non loin du mien. Sans un bruit, je sortis de la chambre et longeai le couloir. J’aimais le bruit sourd et quasiment imperceptible que faisait mes pieds nus au contact du plancher froid, alors que la faible lueur de la lune traversait les fenêtres tout en éclairant les particules qui flottaient dans l’air de manière presque fantomatique. Je souris. J’étais le fantôme de cette école au même titre que j’étais son héro. Personne ne pouvait me voir, personne ne pouvait même soupçonner mon existence et pourtant, je faisais ce qu’aucun avant moi n’avait osé faire. Je secourais le monde au péril de ma vie et de ma liberté.

Je descendis les escalier sans me presser. Au fil de mes pas, mon corps se transformait pour en devenir un autre. Mes cheveux pâlirent et perdirent de leur maigre longueur, quelques piercings apparurent près des commissures de ma lèvres inférieure et des vêtements sombres remplacèrent ceux que je portais quelques secondes auparavant. J’étais à présent une toute autre personne. Une fois en bas, je me dirigeai vers la sortie de l’immeuble. Tout juste avant de mettre le pied à l’extérieur, je fis bien attention à ne pas poser la main sur la porte. Normalement, il valait mieux ne laisser aucune trace de mon passage. Même si je n’arborais pas mon propre corps. Cependant, cette fois, je devais laisser quelques faux indices, question de ne pas trop décourager la police. Dans le cas contraire, ils annonceraient la fermeture de l’école, ce que je ne désire en aucun point. Mais, cela devait se faire avec quelques précautions. Si je laissais des traces trop évidentes, qui sait ce qu’ils pourraient en conclure?

Je traversai une partie du stationnement qui séparait l’école et l’immeuble servant d’habitation pour les élèves n’ayant pas d’appartements et m’arrêtai en son centre. Je tendis l’oreille et fermai les yeux. J’entendais une voix lointaine et étouffée. Je n’arrivais pas à localiser sa source. Je fermai donc mes oreilles et me concentrai plutôt sur mon propre centre intérieur. Je ne percevais aucun son. Puis, soudain, une voix perça le silence qui régnait autour de moi. Je pus entendre clairement une voix et un rire.

-Tu es à moi… Tu ne peux fuir. Tu es à moi, délicieuse créature! Disait la voix qui semblait sortir de nul part.

Puis, beaucoup plus faible, était une voix féminine empreint de détresse.

-Non… Seigneur, je vous en prie! Aidez-moi… Je vous en prie! Aidez-moi…

Je rouvris mes yeux et mes oreilles. Ces voix étaient des pensées. Des pensées que j’entendais de manière particulièrement claire. Cela signifiait qu’elles ne provenaient pas de bien loin. Je tournai sur moi-même. Elles ne venaient pas du dortoir, ni de l’école… Le café étudiant. Je souris. Je venais de trouver ma nouvelle victime. D’un pas déterminé, je traversai à nouveau le stationnement désert à cette heure, vers ma prochaine destination. Arrivée devant la vitrine présentatrice, je remarquai que la porte était verrouillées. Je me concentrai sur les voix que j’entendais. Elles provenaient bien de là. Je ne pouvais prendre le risque de briser la porte. Et faire tourner le verrou ne me serrait d’aucune utilité. Dans ce cas, j’aurais à entrer et arrêter l’agresseur en pleine action., ce qui amènerait la victime à me voir… Chose qu’il valait mieux éviter. Je décidai plutôt de cogner fortement à la porte. Aucune réponse. Je cognai à nouveau. Toujours rien. Cette fois-ci, je cognai à m’en rompre les jointures. Finalement, je vis à travers la vitrine, le serveur sortir de la salle des employés en grommelant. Sa tête me disait vaguement quelque chose. Je savais qu’il travaillait ici et fréquentait l’université, mais sans plus. Ce dernier se posta devant la porte en me faisant signe de dégager. Je lui adressai plusieurs gestes et afin de lui faire comprendre que j’avais oublié quelque chose à l’intérieur. Il persista et me dit de dégager. Mais, je n’abandonnai pas. Je lui mimai quelque chose qui signifiait à peu près que c’était très important. Je ne l’entendit pas, mais je pus lire sur ses lèvres le juron qu’il venait de lâcher avec hargne. Il alla fermer la porte de la salle des employés et revint m’ouvrir la porte. J’écoutais avec un mélange de satisfaction et d’exaltation le bruit de la clé tournant dans la serrure, puis celui du verrou tourner sur lui-même. Lorsque la voie fut enfin libre, j’entrai dans le café en balbutiant des remerciements, jusqu’à ce que le serveur ferme la porte derrière moi. La nervosité se lisait sur son visage au front plissé et aux traits tendus. Je souris, puis me tournai lentement vers ma prochaine victime. Son heure était venue…

10 septembre 2009

Le mystérieux meurtrier est de retour! Vous le pensiez disparu? Eh bien non! Il est revenu et en force… Un 3e meurtre est survenu à la prestigieuse université Disaster, et ce, de manière toujours aussi étrange et mystérieuse.. En effet, ce matin, en allant travailler, l’un des serveurs du café étudiant de l’école aurait trouvé une des employés ligotés dans l’arrière boutique. Il l’aurait rapporté à la police. La jeune femme aurait été enfermée dans la salle par Benjamin Chord, un serveur du café, qui avait l’intention, a-t-elle dit, d’abuser d’elle. Suite à cet interrogatoire, la police aurait trouvé le corps du dit agresseur dans les cuisines, alors qu’un employé leur servait un sandwich. On m’a d’ailleurs rapporté que le cadavre aurait été découpé en morceau, puis disposé dans le réfrigérateur ainsi que dans la réserve à nourriture. C’est d’ailleurs là, toujours avec le sang de la victime, que notre mystérieux meurtrier aurait laissé son message.

« À un grand bal masqué
Vous êtes tous conviés
Vous, mes précieux invités
Le maître de cérémonie, je serai

Sinistre danse macabre
Tournez, virevoltez, dansez
Obscure musique funèbre
Pivotez, glissez, valsez

Derrière un masque se sont dissimulés
Ceux qu’il nous faut absolument exterminer
C’est ce qui rend cette histoire paradoxale
Le bien écrasé par le mal

Exquise mélodie funeste
L’accueil d’une nouvelle invité
Dernier rythme, dernier geste
La Mort vient se présenter

Destiné ou fatalité?
Les masques sont enfin tombés
Malédiction ou bénédiction?
L’infamie marche droit vers l’éradication »

Malédiction ou bénédiction? Le mystérieux meurtrier semble bien déterminé à continuer sa sanguinolente croisade. La police commençait à se poser de sérieuse question à savoir… Qui peut bien être ce meurtrier fantôme? L’hypothèse qu’il s’agisse d’un élève semblait de moins en moins probable, vu l’absence d’indice, jusqu’à… ce matin. Destiné ou Fatalité? Les enquêteurs auraient retrouvés trouvés quelques cheveux qui seraient malencontreusement tombés sur (une des partie) le cadavre. L’identité du « propriétaire » doit encore être déterminé, mais cette piste les encourage à continuer. Sur ce, je vous laisse avec les derniers mots de l’inspecteur. « La justice triomphera! ».
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